Les pouvoirs insoupçonnés de l’épigénétique

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Les avancées scientifiques de ces dernières années nous en apprennent toujours davantage sur le monde qui nous entoure et également sur le fonctionnement et le développement des organismes, comme l’être humain.

Alors que l’on pensé encore au milieu du 20ème siècle que notre corps physique était le résultat d’une transmission héréditaire d’un code génétique, voilà que l’on se met en ce début du 21ème siècle à comprendre que notre environnement influence également l’expression de notre ADN et par la même notre développement personnel. C’est ce que l’on appelle l’épigénétique, nouvelle branche de la biologie.

Quelques compléments d’informations concernant la vidéo :

Loi mendélienne de l’hérédité

Les lois de Mendel sont trois lois concernant les principes de l’hérédité biologique. Pour en savoir plus sur ces lois :  Loi mendélienne de l’hérédité

Les nucléotides

Une nucléotide est composée d’une molécule de sucre, une de phosphate et une base azotée représentée dans l’ADN par l’adénin,  la thymine, la guanine et la cytosine.

molécules nucleotide

Molécule d’ARNm

A la base, la plupart des gènes présentent à leur extrémité un segment d’ADN appelé promoteur. Ce dernier est essentiel à la production de protéines. Lorsque le promoteur est activé, il entraîne la production d’une molécule spécifique appelée ARN messager, qui à son tour entraîne la création d’une protéine.

molécule arn

Méthylation

La méthylation de l’ADN est un processus épigénétique dans lequel certaines bases nucléotidiques peuvent être modifiées chimiquement par l’addition d’un groupement méthyle, effectuée par des enzymes,  le plus souvent des protéines. A noter qu’il est même probable que l’ARNm puisse elle même être sujette à la méthylation. Plus d’information ici.

Les bienfaits de la nourriture et du thé vert

Dans la vidéo je vous dis que les vitamines B6, B9 et B12 sont excellentes d’un point de vue épigénétique. En voici les meilleures sources :

Transcription vidéo :

On parle souvent de génétique. Mais les recherches scientifiques de ses dernières années laissent entrevoir une formidable avancée dans la compréhension du génome humain avec l’avènement de l’épigénétique.

Alors que l’on pensé encore au milieu du 20ème siècle que notre corps physique était le résultat d’une transmission héréditaire d’un code génétique, voilà que l’on se met en ce début du 21ème siècle à comprendre que notre environnement influence également l’expression de notre ADN.

Dans cette vidéo je vais vous montrer comment l’épigénétique se matérialise au quotidien et comment elle peut vous aider dans votre quête de développement personnel.

C’est parti !

Avant de s’intéresser à l’épigénétique, faisons un bref rappel de ce qu’est la génétique histoire que l’on comprenne mieux ses mécanismes.

La génétique est la science qui étudie le caractère héréditaire des gènes.

Bien que ce terme fût apparu dès 1905 par William Bateson, biologiste Britannique et fervent utilisateurs des lois mendéliennes de l’hérédité dans ses travaux, ce n’est réellement que depuis la découverte de la structure en double hélice de l’ADN par James Watson et Francis Crick en 1953 que la génétique a réellement pris de l’importance dans la compréhension des mécanismes évolutifs des espèces.

Alors pour vous faire une représentation, on a notre corps qui est composé de cellules, elles-mêmes constituées d’un noyau, lui-même constitué de 23 paires de chromosomes dont chaque chromosome est constitué de deux brin d’ADN.

ADN pouvant être découpé en fragments représentant un gêne avec pour chacun 4 bases appelés nucléotides (A(adénine)T(thymine)G(guanine)C(cytosine)) (ou plus, on sait pas trop encore) formés à leur tour de 3 molécules.

Une molécule de Phosphate, une de Sucre et une base Azoté.

Par ailleurs, chaque nucléotides et complémentaire à une autre.

Par exemple, si l’on a la nucléotide C dans un brin d’ADN, on aura la G dans l’autre brin. Même chose pour T et A.

On a donc pour chaque brin d’ADN, c’est-à-dire pour chacun des 25000 gênes approximatifs que possède l’être humain, une séquence formé de ces nucléotides.

Environ 3,2 milliards de paires de nucléotide quand même. Ça fait un bon paquet.

Nucléotides étant par ailleurs copiés ou transcrite dans une molécule d’ARMm, molécule étant au passage produite lorsque le promoteur situé à l’extrémité du gêne est activé, pour être traduite afin de synthétiser la protéine.

Protéines formant quant à elle le phénotype (la brique en quelque sorte) moléculaire, cellulaire et enfin organique de chaque individu.

Alors vu comme ça, on pourrait très bien se dire que quoi que l’on fasse, notre ADN, transmis par nos ancêtres et porteur des informations de notre programme génétique, définit qui nous sommes d’un point de vu physique et que rien ne peux changer cela.

Oui, mais ça, c’était avant.

Parce que oui, aujourd’hui on est au 21ème siècle et que l’on commence à en comprendre de plus en plus sur nous et l’environnement qui nous entoure.

Grâce aux dernières avancées scientifiques, on sait maintenant que l’ADN est influençable par l’information provenant du milieu extérieur.

C’est ce qu’on appelle l’épigénétique.

L’ADN n’est donc plus qu’une question d’hérédité mais également une question d’acquis.

Ce que l’on devient n’est donc plus essentiellement gouverné par notre ADN mais également par l’information extérieure ayant la capacité d’activé ou de désactivé par méthylation certains gênes.

On retrouve cette méthylation sur tous les espèces, quels soit animal ou végétal.

Par exemple, c’est cette même méthylation activé par la nourriture qui chez les abeilles permet de savoir si la larve deviendra une reine ou une ouvrière.

C’est en effet celles nourrit à la gelé royale tout le long de leur période de vie larvaire qui auront la possibilité de devenir une reine.

Les autres, nourrit à la bouillit larvaire, c’est-à-dire au miel et au pollen, auront un destin opposé et deviendront de simples ouvrières.

On a donc ici l’exemple concret qu’un même ADN peut engendrer deux êtres totalement différents et ceci par le biais de l’environnement influant directement certains gênes.

Et ce même principe épigénétique s’applique également chez l’être humain et ceci dès le stade embryonnaire étant donné que la mère influence elle-même le développement cellulaire de son enfant.

D’ailleurs, on peut se poser la question. Comment se fait est-ce qu’en partant d’un ADN on se retrouve avec différents organes ?

Comment se fait-est qu’en partant d’une cellule on arrive à devenir un être humain ?

Eh bien c’est en partie grâce à l’épigénétique.

Conrad Waddington, un biologiste du développement, a illustré ce principe de division cellulaire en prenant l’image d’une cellule unique en haut d’une montagne qui se divise au fur et à mesure qu’elle descend.

Et selon le chemin qu’elle emprunte, celle-ci devient un foie, un cœur, un poumon etc.
Chemin représentant l’activation ou l’inhibition de certains gènes.

Le génome ne change donc pas pendant la différenciation cellulaire, ce qui change c’est la façon dont il est utilisé.

Et cette utilisation est déterminée par des mécanismes épigénétique

En d’autres termes, ce que vous devenez d’un point de vu identitaire n’est pas seulement gouverné par votre ADN mais également par la manière dont vous allez utiliser l’environnement pour méthyler ou non certains gènes tout le long de votre vie.

D’ailleurs, un bon exemple concerne les jumeaux monozygotes qui partagent le même ADN mais qui, au fil du temps, se différencient physiquement et au niveau identitaire du fait d’une utilisation différentes de leur ADN par l’action qu’ils ont vis-à-vis de l’environnement.

Et oui, plus le temps passe, plus l’impact de l’environnement est important et plus l’épigénôme va diverger.

Ce qui nous fait dire que la génétique est un processus statique alors que l’épigénétique est dynamique, instable et porte la mémoire de notre passé.

L’information présente dans l’environnement a donc un impact direct sur votre vie

Et par environnement, je parle de tout ce qui vous entoure.

Cela passe donc en premier lieu par la nourriture que vous mangez mais également les gens que vous côtoyez, les objets que vous touchez, les sons que vous entendez ou encore les endroits que vous fréquentez.

Côté nourriture, on peut citer les bienfaits d’un point de vu épigénétique de la vitamine B6, B9 et B12 et qui fournit des groupes méthyle au métabolisme grâce à leur protéine.

Le thé vert est également excellent puisque ses feuilles libère une substance chimique naturel qui agit sur un gène qui avec l’âge à tendance à devenir inactif.

Le thé vert va dissoudre les groupe méthyles du gène inhiber et le réactiver.

Ce gène va alors produire une substance qui combat le cancer.

Mais si la nourriture est aussi importante, c’est qu’elle a un rôle crucial dans le renouvellement cellule.

En effet, c’est elle qui fournit les matériaux indispensables à ce renouvellement.

Imaginez un peu, une division cellulaire d’à peine 20h implique plus 44 milles pair de bases qui doivent être placées au bon endroit à chaque seconde.

Si les cellules de notre corps n’ont pas les apports nécessaires en nourriture pour effectuer cette division, des erreurs peuvent survenir.

C’est la perte d’information assurée engendrant avec elle un changement physique interne et externe bien visible avec le temps.

Mais ce qui est aussi incroyable avec l’épigénétique c’est qu’elle a la faculté à se transmettre de génération en génération.

Alors bien que toute l’information épigénétique ne soit pas transmise au moment de la fécondation, des marques épigénétiques restent tout de même présentes.

Il est donc fort probable que vous ayez hérité de certaines marques épigénétiques de vos ancêtres, qu’elles soient positives ou négatives pour vous.

Des tests et des études ont d’ailleurs étaient mené sur les souris et les êtres humains.

Sur les souris tout d’abord, on s’est aperçu qu’un stress chronique sur une souris pouvait se répercuter sur les générations futures par un mécanisme épigénétique.

Sur l’être humaine ensuite, on a découvert que suite à une période de guerre ou de famine, les générations futures étaient plus sujettes à des problèmes de poids comme la boulimie ou l’anorexie ou à des maladies telles que le diabète, les troubles neurologiques comme la schizophrénie ou des troubles cardiovasculaires.

Alors bien qu’une famine extrême ne peut changer l’ADN elle peut tout de même activer ou inhiber certains gènes et ce de manière stable et durable sur plusieurs générations.

Mais ça, c’est dans les cas extrêmes.

Dans la majorité des cas, il est possible de se reprogrammer de manière positive tout au long de notre vie en mettant sous silence les marques qui vous paraissent négatives comme celle lié à certaines maladies ou au physique par exemple grâce aux actions que vous décidez de mener au quotidien.

Alors évidemment, comme je vous le disais, cela prend du temps pour que la répercussion épigénétique soit visible.

Ce n’est donc pas parce que vous ne voyez pas d’effet immédiat sur votre corps que cela signifie que votre mode de vie n’influe pas sur votre corps, bien au contraire.

Toutes vos actions ont un impact sur votre identité.

A vous donc de vous créer un mode de vie sain d’un point de vue épigénétique si vous souhaitez devenir une personne plus belle intérieurement et extérieurement.

À propos de l'auteur Voir tous les articles Auteur du site

Richard

Pick-Up Artist et coach séduction à la Pickup Alliance j'utilise la science comme outil de développement personnel pour aider les personnes à être plus heureuses dans leur vie personnelle et sentimentale.

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