Abstinence sexuelle : peut-on être heureux sans sexe ?

L’abstinence sexuelle semble être à la mode depuis quelques années.

Perçue tantôt comme une mode, tantôt comme un moyen de s’accomplir, elle fascine autant qu’elle divise.

L’abstinence sexuelle est d’ailleurs presque devenue un courant de pensée avec l’apparition du Nofap.

Mais que veulent dire ces notions exactement ?

Qu’implique l’abstinence sexuelle, et doit-on la craindre ou au contraire l’accueillir et la pratiquer ?

Je réponds à toutes les questions que vous vous posez à ce sujet dans cet article.

Qu’appelle-t-on abstinence sexuelle ?

L’abstinence sexuelle est le fait de se priver ou d’être privé temporairement d’activité sexuelle.

Elle peut avoir de nombreuses sources différentes, que je détaillerai un peu plus bas.

L’abstinence sexuelle, qu’on appelle également continence, peut se définir de bien des façons.

Certains considèrent par exemple que seules les relations sexuelles sont concernées.

D’après cette définition, on peut donc penser que la masturbation ou le sexe oral sont exclus de l’abstinence.

D’autres au contraire voient en l’abstinence sexuelle l’absence totale de sexe, sous quelque forme que ce soit.

Ce qui exclut donc la masturbation et le sexe oral, en plus des rapports sexuels classiques.

On peut également considérer que l’abstinence sexuelle ne concerne pas la masturbation.

Bref, sa définition est souvent propre à chacun.

Mais qu’en est-il du Nofap, cette tendance masculine émergente qui fait fureur depuis quelques temps ?

Le mouvement Nofap est-il une forme d’abstinence sexuelle ?

Le mouvement Nofap est une tendance relativement nouvelle, qui est apparue très récemment aux États-Unis.

En gros, le Nofap consiste à stopper totalement la masturbation quand on est un homme.

La consommation de pornographie peut également en faire partie, même si ça dépend toujours des points de vue.

Mais d’où vient cette étrange manie de ne plus se masturber ?

Tout est parti d’une fake news, selon laquelle un jeune homme est décédé après s’être masturbé 42 fois.

Un fait divers totalement faux bien sûr, mais qui a suffi à embraser tous les Internet outre-Atlantique et ailleurs.

Depuis, on a vu naître une sorte de psychose à propos de la masturbation et de ses supposés dangers.

Une communauté Nofap a même vu le jour, sous la forme d’un forum d’entraide pour ceux qui en font partie.

La définition du Nofap s’est également élargie, jusqu’à inclure la consommation de pornographie.

En gros, celui qui pratique le Nofap ne se masturbe pas, et ne consomme pas de porno non plus.

Mais peut-on considérer cette tendance comme une forme d’abstinence sexuelle ?

Là encore, tout dépend de ce qu’on entend par abstinence.

Ceci dit, la consommation de pornographie ne rentre pas dans ce cadre d’un point de vue scientifique.

La masturbation peut en revanche en faire partie.

Nofap : art de vivre ou dérive contemporaine ?

Toute la question est de savoir si le Nofap constitue une vraie philosophie de vie, ou pas.

Je vais être clair à ce sujet : le Nofap tel qu’on le connaît n’est absolument pas un art de vivre.

Il s’agit tout au plus d’un effet de mode, sur lequel surfent tous ceux qui veulent se démarquer de la masse.

Car en réalité, le Nofap ne repose sur aucun fondement scientifique.

Le mouvement est en effet parti d’un prétendu danger à pratiquer la masturbation trop souvent.

Il n’en fallait pas plus pour déclencher une psychose généralisée, et conduire certains à prôner l’abstinence sexuelle.

De nombreux internautes ont même réussi à ériger le Nofap en véritable mode de vie, n’hésitant pas à se prendre pour de grands philosophes.

On trouve même des forums d’entraide destinés à épauler ceux qui ont du mal à se passer de masturbation.

Comme bien souvent, il s’agit d’une dérive propre à l’ère des millenials.

Rien de bien sérieux donc, ou qui mérite qu’on s’y attarde.

Qu’est-ce qui provoque l’abstinence sexuelle ?

L’abstinence sexuelle peut avoir des causes diverses et variées.

Déjà, il faut savoir si elle est volontaire ou subie.

Car oui, se priver volontairement de sexe ou de relations sexuelles, c’est possible.

Certains y trouvent par exemple une motivation religieuse, souhaitant conserver leur virginité pour leur âme soeur.

D’autres vont plus loin en invoquant une sorte de purification corporelle avec l’abstinence sexuelle.

En couple, l’abstinence peut également être utilisée comme moyen de contraception.

Ceci dit, je me dois de vous rappeler que cette méthode est tout, sauf fiable, et que vous devez l’éviter à tout prix.

L’abstinence peut aussi être subie, notamment chez les personnes célibataires.

Dans ce cas, on parlera surtout de relations sexuelles et de sexe oral, la masturbation restant assez commune.

Autre cause moins joyeuse à l’abstinence : l’aphrophobie.

Ici, il s’agit d’une peur irrationnelle de faire l’amour.

Selon sa cause, cette peur de coucher peut devenir un véritable poison pour celui qui en souffre.

Elle est notamment responsable de beaucoup de cas d’abstinence sexuelle forcée.

Mais quid de l’abstinence sexuelle en couple ?

L’abstinence sexuelle en couple : un mauvais présage ?

C’est une dérive malheureusement trop bien connue de la plupart des couples.

La plupart des gens connaissent une période d’abstinence sexuelle au cours de leur vie de couple.

Elle peut être volontaire, comme pour se laisser du temps après la naissance d’un enfant par exemple.

Elle peut aussi être provoquée par une infidélité, engendrant bien souvent un dégoût de l’autre.

Mais la plupart du temps, l’abstinence sexuelle en couple est contrainte et subie par l’un ou l’autre, ou les deux.

Pour autant, il faut savoir que c’est une difficulté de couple relativement commune.

Mais ça ne veut pas dire qu’il faut laisser l’abstinence sexuelle s’installer et pourrir le couple.

Car non, l’abstinence dans un couple n’est pas une bonne chose.

Même si ça peut arriver à tout le monde, il ne faut pas que ça dure trop non plus.

Le sexe est en effet un ciment essentiel du couple, indispensable à l’harmonie de celui-ci.

C’est ce qui permet de renforcer davantage la complicité du couple.

Si bien qu’on peut difficilement dire qu’un couple sans sexe est un vrai couple.

Quelle qu’en soit la cause, il faut donc absolument mettre fin à l’abstinence sexuelle en couple.

Ceci afin d’éviter d’avoir à en subir les conséquences néfastes, pour le couple comme à titre personnel.

Des conséquences délétères ?

L’abstinence sexuelle peut avoir des conséquences plus ou moins lourdes sur les gens.

Et je ne parle pas uniquement de conséquences physiques, mais aussi mentales.

L’impact physique de l’abstinence sexuelle

C’est bien connu : les relations sexuelles aident à diminuer le stress.

L’activité sexuelle stimule en effet la production d’endorphine, de dopamine et de sérotonine.

Un cocktail essentiel à la relaxation et au bonheur.

Se priver ou être privé de sexe engendre donc peu à peu une augmentation du stress.

De même, l’abstinence sexuelle engendre souvent une baisse de libido.

Logique, étant donné que moins on fait l’amour, moins on en ressent l’envie.

Là encore, c’est du au cocktail d’hormones sécrétées par notre corps pendant le sexe.

L’endorphine provoque un sentiment de bien-être absolu.

La dopamine prend ensuite le relais pour engendrer un sentiment de manque.

Et qui dit abstinence sexuelle dit absence de ces hormones clés.

Et donc, une baisse de libido proportionnelle à la baisse de l’activité sexuelle.

C’est un véritable cercle vicieux, dont il est très difficile de sortir une fois embourbé dedans.

Je tiens toutefois à vous rassurer quant à cet état de fait : la libido reviendra facilement dès la reprise de l’activité sexuelle.

Parlons à présent du sujet qui fâche : les troubles de l’érection.

Hé oui, l’abstinence sexuelle peut provoquer un dysfonctionnement érectile si elle est prolongée.

L’érection est déclenchée mécaniquement par un muscle, qui s’entretient au même titre que tous les autres.

Et s’il n’est plus entretenu, il dépérit.

Avoir des rapports sexuels régulièrement permet donc d’entretenir les capacités de l’appareil génital masculin.

Certaines études vont même plus loin, en établissant un lien de cause à effet entre cancer de la prostate et abstinence sexuelle.

Ce lien de causalité viendrait du fait qu’éjaculer régulièrement aiderait à se prémunir de ce type de cancer.

Précisons toutefois qu’aucune étude sérieuse n’est venue corroborer ces suppositions pour le moment.

Outre ces inconvénients, l’abstinence sexuelle peut engendrer un affaiblissement du système immunitaire.

Le sexe aide en effet le corps à produire des immunoglobulines, de puissants anticorps qui nous protègent des agressions extérieures.

Sans elles, le système immunitaire s’affaiblit progressivement, nous rendant plus sensibles aux virus et bactéries.

Maintenant que je vous ai bien fait peur, accrochez-vous davantage.

Car je m’apprête à vous parler des conséquences que peut avoir l’abstinence sexuelle sur le plan psychologique.

Les conséquences d’ordre psychologique

Le sexe joue un rôle très important dans la confiance en soi.

Avoir une activité sexuelle aide en effet à se sentir désirable, boostant ainsi l’estime qu’on a de soi.

L’abstinence sexuelle peut donc être responsable d’un manque de confiance en soi chronique.

Et elle est d’autant plus difficile à gérer qu’elle peut conduire à souffrir d’un sentiment de rejet.

Un homme qui n’arrive pas à coucher avec les femmes qui lui plaisent peut en effet se sentir exclu.

Il va donc peu à peu perdre confiance en lui, se disant qu’il n’a rien d’attirant aux yeux des femmes.

Bref, vous l’aurez compris, l’abstinence sexuelle n’a rien de vraiment bon pour le corps et l’esprit.

Demeure alors une question essentielle : peut-on vraiment être heureux sans sexe ?

Peut-on trouver le bonheur dans l’abstinence sexuelle ?

À la lumière de tous ces éléments, on est en droit de se poser la question.

Je vais donc tâcher d’y répondre en toute transparence.

Déjà, il faut distinguer l’abstinence sexuelle en couple de celle pratiquée lorsqu’on est célibataire.

Et quand elle concerne le couple, il n’y a clairement pas de débat : c’est une mauvaise chose.

Enfin, si elle se prolonge indéfiniment en tout cas.

Car comme je vous l’ai dit, il est tout à fait normal pour un couple de connaître quelques passages à vide.

L’essentiel étant d’en discuter ensemble, afin de trouver une solution pour retrouver l’harmonie.

Il faudra notamment travailler à identifier la cause de cette abstinence, afin de pouvoir résoudre le problème.

Chez un homme célibataire, c’est encore autre chose.

L’abstinence sexuelle est-elle subie, causée par un manque de confiance par exemple ?

Ou est-elle volontaire, reposant sur une sorte de culte ou de mode de vie quelconque ?

Dans le premier cas, il semble difficile de s’accommoder de la situation.

Encore une fois, une abstinence de quelques semaines, voire de quelques mois, peut encore être supportable.

Mais aucun homme ne peut décemment supporter d’être privé d’activité sexuelle pendant un an par exemple.

En ce qui concerne ceux qui s’en privent volontairement, l’abstinence sexuelle peut être une source de bonheur.

Que ce soit par conviction religieuse ou par simple volonté de prendre du recul, on peut être heureux sans sexe.

L’essentiel à retenir, c’est que l’abstinence ne doit pas se prolonger éternellement.

Dans le cas contraire, les symptômes de manque se feront sentir, avec les conséquences délétères qu’il implique.

Retenez donc ceci : l’abstinence sexuelle, pourquoi pas, mais pas trop longtemps.

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Richard

Richard

PickUp Artist et fondateur du site Pickup Alliance j'utilise la science comme outil de développement personnel pour aider les personnes à être plus heureuses dans leur vie personnelle et sentimentale.

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