L’approche minimaliste pour draguer une femme

comment draguer une femme grâce à l'approche minimaliste


Les livres de Chrys :

Le blog de Chrys : drague-académie.com

Transcription :

— Salut les players. C’est Richard pour la Pickupalliance. Aujourd’hui, je suis en compagnie de Chrys du site drague académie ?

— Salut Richard ! Tout à fait.

— Chris, aujourd’hui, on est dans un petit parc.

— Oui, un petit parc de province.

— Il fait assez beau.

— Avec un lac. Il y a du soleil. C’est agréable.

— C’est très agréable. Aujourd’hui, je voulais parler de la drague minimaliste parce que c’est un sujet que tu abordes assez régulièrement sur ton blog

— C’est même à la limite de mon concept. Pratiquement même si le concept minimaliste ne vient pas de moi, il vient plutôt des États-Unis, des entrepreneurs américains notamment et et Léo Babauta, mais disons que j’ai plus ou moins repris le concept à la drague.

— Tu as remarqué que cela pouvait se transposer à la séduction.

— Tout à fait, dans tous les domaines de la vie. Souvent, je me rend compte, plus j’avance, c’est que dans la plupart des domaines, on a tendance à compliquer les choses. C’est pareil en écriture, pour l’entrepreneuriat, pour l’organisation de sa vie, maints et maints autres domaines.

J’ai remarqué que les choses sont simples, que l’on a tendance à les rendre compliquées. C’est valable pour la drague. Mon expérience m’a montré qu’on utilise un tas de choses, peut-être 80 % – 90 % des choses que l’on fait quand on est en interaction, quand on relance par sms…

— On ne se pose pas trop de question

— Ce sont des choses superflues. Cela vient sans doute du fait que l’on se pose des questions. On est dans l’insécurité et le doute.

— On est surtout à l’ère du Big data, je l’appelle comme cela, où l’information est omniprésente partout et tout le temps. Du coup, on ne sait pas à quelle information se vouer et filtrer vraiment la bonne information de la mauvaise.

— On a tendance à superposer l’information sur une autre.

— Du coup, il y a des informations qui se contredisent aussi.

— Puis la perception est modifiée. Du coup, plus on lit d’information, plus on a l’impression aussi qu’il faut faire un tas de choses.

— Personnellement, j’ai pas mal de coachés qui ont peur d’approcher les femmes parce qu’ils me disent souvent : « Qu’est-ce que je dois faire ? Quelle technique je dois utiliser ? » Il y a tellement d’informations qu’ils ont ancrées en eux qu’ils ne savent plus trop quoi utiliser. Est-ce qu’il faut utiliser toutes en même temps ? À quels moments faut-il les utiliser ? Il y a plein de choses qui se passent. C’est vrai que ton concept de drague minimaliste m’a beaucoup plu. D’ailleurs, j’ai lu ton livre que je mettrais un lien en dessous du podcast.

C’est un livre qui m’a assez marqué. D’ailleurs, j’ai repris pas mal de concepts, même quand je vais draguer les filles. Je suis un peu plus minimaliste dans mon approche.

— Notamment, l’approche rapide…

— Tu peux nous en parler un petit peu de cela.

— En fait, l’effet bande-annonce. Le mieux, d’où je parle de mon background on va dire parce que ce que je faisais au départ et ce qui m’a amené à faire les choses de manière beaucoup plus simple. En fait à la base, je faisais un petit peu comme tout le monde. C’est-à-dire que je voyais la séduction carrément sous un angle structuré où je pensais qu’il fallait faire une phase d’approche assez longue en indirecte avec une transition, peut-être une histoire ou deux histoires, etc. Parler longtemps, avoir une longue phase de dialogue avec une fille et puis amener le numéro de téléphone une fois que l’on a des IOI.

J’ai finalement constaté que cette approche-là ne marche pas, en tout cas pour moi.

— En fait, tu vas carrément à l’encontre de la méthode Mystery.

— Cette approche-là ne marche pas pour moi. Alors, l’idée n’est pas de dire que l’approche indirecte ne fonctionne pas. De toute façon, ce n’est pas le sujet, mais en tout cas, cela ne fonctionne pas pour moi.

Je me sentais en plus assez mal à l’aise de devoir répéter des phrases préfaites à l’avance, etc. Je ne me sentais pas crédible, pas sincère et, etc. Ce dont je me suis rendu compte un peu plus tard est qu’en fait plus je suis sincère, plus j’étais direct et finalement, mieux ça marchait.

C’est un peu le principe de la polarisation dont on parle. Je ne sais pas en marketing, mais en écriture aussi. Finalement, on ne peut pas plaire à tout le monde et en voulant plaire à tout le monde, en essayant de séduire tout le monde, de séduire toutes les filles en l’occurrence, on ne déplaît pas à personne, à aucune fille, mais on ne plait pas à aucune.

— Puis aussi, on n’est pas en accord avec nous même.

— Tout à fait. Cela joue aussi. L’essentiel, ce n’est même pas le contenu. C’est comment tu te sens quand tu interagis avec quelqu’un, quand tu interagis avec une fille. Est-ce que tu as l’impression d’être un robot social à répéter des choses ? Est-ce que tu es dans le doute ? Est-ce que tu te sens tout simplement à l’aise, sociable, cool, attirant, séduisant et, etc. ? À partir du moment où tu sens déjà le fait d’être plus simple, permet de lâcher prise et de se sentir beaucoup plus cool et beaucoup plus relâché !

— Oui, beaucoup plus relâché ! Le fait d’improviser te permet d’être toi-même.

— Ne pas ressortir sa véritable personnalité.

— Voilà ! Carrément, être en phase avec soi-même.

— D’ailleurs, cela dépend aussi du type de fille que l’on va attirer aussi. Si l’on veut attirer le type de fille que l’on souhaite finalement attirer, il vaut mieux être sincère avec soi-même et ne pas se baser sur des phrases préfaites, des routines, etc.

— Sur un mensonge et une fausse personnalité.

— Exactement.

— On en fait des tonnes notamment sur l’Alpha Mâle, l’etc., qu’il faut adopter telle attitude, tel comportement, mais si c’est du Fake, déjà on va se sentir mal à l’aise nous même.

— On va stresser aussi.

— On va stresser.

— Ce n’est pas habituel. Du coup, le corps va dire…

— C’est quelque chose que l’on cache. En quelque sorte, on n’a pas envie de dévoiler la vérité. On n’a pas envie de passer pour un menteur.

— Quand notre cerveau se construit une attitude ou un comportement qui n’est pas en accord avec ce que l’on est, il va dire tout de suite : « qu’est-ce qui se passe ? Ce n’est pas normal ? Quel est cette attitude ou ce comportement que tu adoptes ? » Du coup, on va commencer à stresser en disant que ce n’est pas normal.

— D’accord, oui c’est là d’où vient le sentiment d’incompréhension.

— Le mental est relié au physique. Du coup, tu ressens un sentiment d’incongruence. Du coup, cela se sent. Tu es plus nerveux. Finalement quand tu es à l’aise simplement en interagissant sans forcément utiliser des techniques et tout cela, tu es déjà naturellement beaucoup plus attirant. C’est le constat que j’avais fait. Puis chemin faisant, j’ai découvert que l’on n’avait pas à rester vingt minutes que l’on n’avait pas à créer particulièrement de l’attract durant une longue phase préparée. C’était assez rapide.

— En fait, tu joues tout sur la bonne première impression.

— Voilà ! Sur la première impression. Je pars du principe que l’attract, le choix de la fille vont se faire très vite. Il y a trois sortes de filles que l’on peut aborder. C’est les : non. C’est-à-dire que dès les trois à quatre première secondes, elle a fait son choix : c’est non. C’est catégorique, peu importe ce que tu lui dis et ce que tu essaies de faire. Le choix sera le même que tu restes une minute ou 30 heures. Son choix est déjà fait.

— C’est important que les gens le sachent. Même les coachs en séduction ont des « échecs ».

— Oui, bien sûr.

— On n’est pas surhumain. On ne peut pas plaire à tout le monde. Il y a des filles qui ont des copains depuis cinq ans ou dix ans. Elles sont mariées.

— C’est statistique. C’est important de le savoir d’ailleurs. Parce que justement, cela permet de lâcher prise avec l’obligation de résultat. On a simplement une obligation de moyen quand on voit une fille qui nous plaît. On va l’aborder, on tente sa chance, si cela ne marche pas, tant pis. Cela marchera pour la suivante, et si ce n’est pas la suivante, c’est la cinquième, la dixième, la vingtième, peu importe, cela reste statistique.

C’est assez proche de la vente ou du métier de commercial. Tout le monde n’est pas intéressé par ton produit en l’occurrence à part toi. Il y a des gens qui seront tout à fait intéressés de suite parce que la fille est à la recherche peut-être d’un copain. Elle est célibataire, tu es son genre d’hommes. Elle voit que tu as du charme, que tu te comportes bien. Ce sera assez simple de repartir avec son numéro de téléphone, voire même d’obtenir un rendez-vous avec elle et de la revoir, etc.

Tu as des filles qui ne seront pas sûres. Un peu comme si tu es devant une télévision qui…

— Il y a les non d’un côté, les potentiellement intéressées, disons, et les intéressées.

— Je dis les non, les oui et les peut-être.

— Oui, tu le sens dans leur attitude. De toute façon, les potentiellement intéressées, elles hésitent. En fait, leurs mots peuvent dire non et leurs attitudes peuvent dire oui ou l’inverse aussi.

— Elles sont hésitantes, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’être convaincues. Il faut que tu communiques bien, que tu aies une bonne attitude, qu’il y ait un petit feeling qui s’installe avec celle-ci. En effet, peut-être qu’il faut rester plus de 30 secondes, peut-être cinq minutes, dix minutes, les rassurées…

— Créer du confort. Les premiers instants de soucis créent du confort.

— Du rapport, de la confiance aussi entre toi et elle. C’est important.

— Oui, une petite connexion pour montrer qu’il peut y avoir un bon feeling entre vous en restant cool. Il n’y a pas de technique particulière à faire. Je pense que le rapport est consubstantiel aux gens cool.

Si tu es cool, le rapport se fera. En tout cas, si la fille aussi en retour est cool. Si forcément, c’est une personne névrosée, elle va casser le rapport. Ce sera automatique. Mais si deux personnes cool se rencontrent, le rapport se fera tout seul.

— D’ailleurs en parlant de cela, je vois beaucoup les mecs qui veulent plaire à des filles, qui ne sont pas spécialement cool, qui ne leur correspondent pas. Du coup, ils se forcent. J’ai envie de leur dire : « allez voir ailleurs ». À quoi cela sert-il si ce n’est pas le type de fille que vous voulez attirer ? C’est une perte de temps et d’énergie ce type de fille là. Donc voilà.

— Si l’on voit un petit peu à long terme, peut-être que la fille est mignonne, ok d’accord. C’est une qualité. Après tout, c’est une qualité non négligeable, mais qu’est-ce qui va se passer même si on l’a séduit ? Même si cette fille a une mentalité désagréable, une personnalité qui n’est pas attrayante, si on l’a séduit et que l’on sort avec. Est-ce que cela va faire une relation vraiment épanouissante ? Donc autant chercher tout de suite d’emblée des filles cool.

— Celles qui nous correspondent.

— Enfin, je me méfie du critère uniquement physique parce qu’il est important, on sélectionne d’abord sur le physique, c’est clair. Je pense aussi que les filles, en partie, sélectionnent sur le physique, peut-être pas autant que les hommes, mais en partie.

Il faut aussi sélectionner sur la personnalité, sur la compatibilité. Parce que déjà, de toute façon, moins une fille est compatible avec ta propre personnalité plus ce sera difficile de la séduire déjà. En plus, quand deux personnalités sont compatibles, c’est beaucoup plus agréable pour le processus de séduction. On se marque plus.

— Puis on force le rapport et ce n’est pas naturel

— On ne force pas le rapport. Cela vient naturellement, c’est beaucoup plus fluide. Derrière, cela fait des relations qui sont beaucoup plus épanouissantes.

Il faut chercher les filles qui sont un peu dans le même état d’esprit que nous, au moins dans un état d’esprit positif, qui sont cool. C’est cela qui fait le charme de certaines femmes qui ne sont pas forcément belles, qui peuvent être des six, des sept. On va dire classiques, mais qui derrière sont rayonnantes. Elles ont une personnalité agréable, elles sourient…

— C’est pour cela qu’il est important de screener dès le début la personnalité de la fille pour voir si tu vas passer du temps avec elle, cinq minutes, dix minutes ou c’est mieux pour toi d’aller voir ailleurs très rapidement pour ne pas perdre son temps, son énergie. C’est très important. C’est la drague minimaliste. De ce côté-là, elle est vraiment puissante parce qu’elle permet de filtrer les filles.

— Je pars du principe que l’approche, c’est principalement du filtrage. Vu que l’on ne peut pas réussir avec toutes les filles. Dans toutes les filles, par exemple, sur un échantillon de 50 filles que l’on croise, il y en aura peut-être une vingtaine qui seront potentiellement intéressées, compatibles avec nous et que l’on pourra séduire assez facilement.

Les autres, est-ce que cela vaut le coup de faire des choses compliquées pour essayer de les séduire, de créer de l’attract, utiliser des techniques du Push and Pull, du cocky and funny, etc., quitte même à finalement trahir sa personnalité, ses valeurs aussi, en mentant un tas de choses, de ces choses négatives. Est-ce que finalement, cela vaut le coup ?

Je pense que non et je pense justement que la simplicité est à la fois un atout de séduction. Quelqu’un qui est simple, c’est quelqu’un qui a confiance en lui. Tu vois !

La simplicité, c’est aussi une forme d’assurance. Cela crée aussi de l’attirance chez la fille. En même temps, c’est une manière de filtrer, de screener, comme on dit dans le jargon de la communauté, les filles qui sont potentiellement intéressées, on va dire sans trop d’effort et à qui l’on correspond, qui trouvent notre apparence pas trop désagréable.

Malgré tout, je ne suis pas d’accord avec beaucoup de coachs. Je pense que l’apparence, la personnalité fait partie de son capital d’attraction. Si l’on n’a pas un bon capital d’attraction au départ, cela ne marchera pas.

Si tu es petit, tu as un physique d’avorton avec des lunettes double foyer, ce sera quasiment impossible de séduire des filles, sauf des filles physiquement qui ne sont pas de fortes valeurs.

— De là, celle qui te ressemble finalement. Tu as raison, tu attires ce que tu es. Moi, j’ai remarqué, puis je t’en parlais hier, que j’attirais bizarrement les filles qui m’attirent. À force de pratiquer, je me suis rendu compte que j’aimais bien les filles plutôt petites avec de jolies fesses, avec un petit visage un petit peu poupin. C’est ce type de fille qui bizarrement est attiré par moi.

— Il y a truc, qui est intéressant. Cela dépasse peut-être le cadre du sujet du podcast, mais c’est vrai que l’on peaufine au fur et à mesure nos goûts. Plus on pratique la séduction, plus on sait quel profil physique nous attire exactement, mais aussi au niveau de la personnalité.

En marketing, je crois qu’il y a deux critères. Il y a le critère pour cibler son client type et le critère psycho-graphique et démographique.

  • Démographique : c’est l’âge, la catégorie sociale, etc.
  • Psycho-graphique : c’est l’état d’esprit.

Je pense que c’est un peu la même chose en séduction, c’est-à-dire qu’il y a le physique : est-ce que tu préfères les filles blondes, café au lait, métisses, blacks, etc. ? Ou est-ce que tu préfères une grande, une petite, de gros nichons, de petits nichons, plates ? Il y a ce critère-là.

Il y a aussi derrière le critère de l’état d’esprit de la fille, de sa personnalité. Plus on pratique, plus on affine nos goûts, plus finalement, on devient sélectif. Finalement, on recherche un type de fille. Plus on connaît ce type de fille précis, plus on sait comment on leur plaire. Quelle attitude ? Quel style vestimentaire ? Est-ce qu’elles aiment bien les muscles ou pas ? Si elles aiment bien un mec un peu poète, qui sait bien s’exprimer ou un mec un peu plus rude.

— Par contre, on ne dit pas que toutes les filles sont pareilles. On ne dit pas cela. C’est juste qu’il y a un certains traits qui reviennent assez souvent. Du coup, on peut jouer dessus, et c’est plus facile.

— Bien sûr. C’est ce que fait le marketing d’ailleurs. Il cible. Plus on affine ses choix, plus on tombe dans le mille. C’est carrément pareil avec les filles d’où l’importance de connaître ses goûts, de rechercher aussi ce que l’on veut en séduction. Quel genre de femme est-ce que l’on veut ? Quels sont leurs goûts ? Quel est leur état d’esprit ? Etc.

Cela permet de réussir certains nombres de choses. Notamment, même en dehors de la séduction, on ne veut pas uniquement coucher avec une fille. On veut aussi avoir tel type de relation, peut-être une relation libre ou ouverte. Forcément, on s’adresse à des filles qui sont complètement coincées, cela coule de source, on aura une relation qui sera probablement traditionnelle, et pas autre chose.

Donc, il faut rechercher le type de fille qui sont de « bons prospects » pour les relations que l’on veut.

Pour revenir sur la drague minimaliste.

Je me suis aperçu que c’était quelque chose d’assez simple. Moi, je me prenais la tête sur le processus de séduction. Plus j’allais à l’essentiel, plus j’étais naturel sans forcément dire que c’est uniquement le state. Je pense qu’il y a des gens qui sont trop simplistes.

Disons qu’en allant à l’essentiel en me disant que telle technique marche. En tout cas, les probabilités de réussite avec telle technique sont meilleures qu’avec toutes les autres. J’utilise telle technique, puis telle technique. Puis je fais cela. Cela amène un processus qui est répétitif dans lequel on peut se perfectionner, qui est à la fois tellement simple que l’on peut aussi rester tout à fait naturel avec.

— En fait, la meilleure technique c’est être naturel, être en accord avec sa personnalité. Cela revient sur le cocky and funny dont tu parlais tout à l’heure. Si l’on adopte ce type de stratégie, cela revient à changer complètement sa personnalité.

— Dans le sens où tu n’es pas cocky à la base.

— Mais du coup, la meilleure technique c’est d’être soi-même : communiquer, mais de façon…

— D’être un meilleur soi-même. On sait ce que l’on veut à peu près. On sait ce qui nous manque.

Par exemple, il y a quelques années, je savais que j’avais du mal à m’exprimer. Du coup, je savais quelle compétence travailler. Cette compétence-là, j’ai commencé à la travailler dans ma vie de tous les jours pour pouvoir en profiter dans mes pick-up.

On ne s’improvise pas beau parleur du jour au lendemain avec trois techniques de séduction ou en répétant trois phrases apprises par cœur.

— La séduction, c’est vraiment d’arriver à communiquer sa personnalité de la meilleure manière qui soit.

— Et aussi sublimer sa personnalité. Avant de séduire, il faut devenir séducteur. Il faut développer ses compétences de séduction. C’est le séducteur qui séduit. Plus on a une personnalité séduisante, déjà pour nous puisqu’il faut aussi se séduire soi-même, c’est même essentiel pour l’inner game.

À partir du moment où l’on devient la personne, en développement personnel on appelle cela l’idéal soi-même. Il y a ta perception de toi, ton idéal toi-même, ton estime de toi-même et la différence entre les deux. Plus tu te rapproches de ta vision, de ton image de toi-même et proche de ton idéal toi-même, plus ton estime de toi est élevée, et inversement.

Le but est de travailler dans sa vie de tous les jours, travailler sur soi pour tendre vers son idéal soi-même. C’est ce qui fait de nous des séducteurs. L’idéal toi-même est en quelque sorte l’idéal prince charmant de la fille. On tend vers cela.

Sachant qu’il y a un idéal pour les filles, il ne faut pas se tromper puisqu’il y a un idéal social et un idéal plus primitif.

Tu connais sans doute même mieux le sujet que moi. On peut aussi voir les femmes de deux manières différentes, ou plutôt elles sont ambivalentes. On va dire qu’il y a la partie sociale d’une femme et la partie primitive. Il y a une partie qui est attirée par le gentil garçon, poli, etc. En tout cas, c’est la partie sociale.

Si l’on interroge une fille, elle ne va jamais dire : « Moi, je veux un mec macho, etc. » En fait, il faut savoir séduire les deux. C’est une partie de la séduction qui est un peu compliquée. Parce qu’il faut savoir être nice guy, mais à la fois être sexué, trouver les bonnes formules qui attirent à la fois la partie sociale de la fille et la partie plus primitive.

Ce que je conseille souvent sur mon blog, c’est le juste-milieu. Ce que je pense être le juste-milieu, chacun peut-être différent (c’est un autre débat), c’est d’être gentil.

Au final, je suis quelqu’un de gentil, de plutôt généreux. Tout cela, c’est ma personnalité. Je n’ai pas envie de la changer, je n’ai pas envie de devenir le macho comme certains coachs conseillent de faire.

— En fait, cela va être sympa, mais pas gentil dans le sens nice guy.

— Pour moi, c’est être gentil sans me laisser marcher sur les pieds avec ce côté sexué qui réveille l’instinct de reproduction féminin. Parce que les femmes, je ne pense pas qu’elles aiment particulièrement les mecs machos. C’est juste que les mecs machos par nature dégagent certaines caractéristiques qui justement sont sexuellement attirantes pour la femme, notamment le fait d’être à l’aise, confiant sexuellement, de ne pas non plus se laisser marcher sur les pieds. C’est aussi quelque chose qui attire les femmes.

Il faut avoir une bonne personnalité à savoir : ne pas être naïf. Ce genre de truc là, c’est quand même indispensable parce que la naïveté fait partie des tuiles attracts. Mais en même temps sans pour autant être ou devenir le bad boy de service, aller braquer des banques.

— Du coup, être d’un côté sympa dans le sens protecteur, et être côté sexué dans le sens reproduction.

— Cela peut être résumé comme tel.

— Du coup, parle-moi un peu de ton livre vu que tu as sorti un livre sur la drague minimaliste. Quel est le thème, le fil conducteur principal de ton livre ? Qu’est-ce que tu nous racontes dedans ?

— J’ai deux bouquins en fait. Le bouquin « drague minimaliste », et j’en ai un nouveau qui a été sorti au mois de mai dernier. C’est aussi de la drague minimaliste, mais que j’ai intitulé « l’art presque simple de la drague », histoire de ne pas dire drague de rue minimalistes et de partir sur ce genre de franchise.

Le premier, j’enveloppe toute la séduction. Après, je donne pas mal de conseils pratiques immédiatement applicables. C’est loin des bouquins très théoriques à en parler du mystery method par exemple.

— C’est vrai que je l’ai lu. C’est très simple à mettre en place. J’ai d’ailleurs mis en place quelques-uns de tes conseils qui m’ont été très utiles dans mes relations.

— Dans ce bouquin-là, je donne déjà une première esquisse de ma philosophie, de ce qu’est la drague minimaliste. Derrière, je donne un petit peu la caisse à outils : le marteau, la scie à métaux, etc. pour démarrer sur la voie minimaliste en disant : « J’utilise un tel type d’opener, voilà comment faire la transition, comment prendre le numéro, à quel moment le prendre ? Voilà comment relancer, etc. » Je fais cela pour à peu près tout le processus de séduction jusqu’au Fclose, on dit dans la communauté.

Cela aurait pu être quelque chose de plus compliqué. J’aurais pu rentrer plus en détail dans chaque phase du processus, mais j’ai voulu faire assez simple pour ne pas encombrer les esprits. Déjà, le titre, c’est drague minimaliste parce que ce qu’il y a dans le bouquin suffit pour progresser, avoir des résultats concrets.

— C’est un peu le 80/20 de la séduction ce que tu proposes.

— Carrément, c’est cela. On supprime les 80 % d’inutiles, et l’on garde les 20 % d’utiles.

Mon bouquin était cela. Je donne la philosophie de base, et je donne des conseils pour valider chaque phase, pour optimiser ses chances de valider chaque phase sans se prendre la tête, sans s’embrouiller l’esprit avec tout un tas de théories ou de phases complètement abstraites qui n’existent que dans nos têtes.

Puis dans le second bouquin, je rentre beaucoup plus en détail sur la phase de rencontre, c’est-à-dire de l’approche, voire même avant l’approche, l’inner game : la préparation, l’importance de travailler son physique, etc. Il y a aussi quelques leçons globales que l’on peut en tirer.

Derrière, je donne des conseils pour optimiser ses chances de prendre un numéro de téléphone. C’est un livre un peu plus avancé où je prends un peu plus à la loupe la phase de rencontre.

— On n’en parle pas souvent, mais c’est vrai que toute la phase de préparation, tout ce qui est mindset et préparation en amont fait 80 % du boulot (j’ai envie de dire). Pourtant, tout le monde ne le prend pas en compte et veut débuter de suite, aller sur le terrain et commencer à utiliser des techniques, des phrases d’approches, etc. Après, ils se rendent compte que cela ne fonctionne pas.

Oui, parce qu’ils n’ont pas été préparés psychologiquement. Ils ne sont pas aussi préparés à aller aborder des filles.

— Bien sûr. Cela se prépare aussi. Il y a une préparation mentale à faire avant, mais cela se fait aussi avec l’entraînement.

— Il ne faut pas se dire : « six mois, je fais la préparation mentale, la visualisation, etc. » d’un coup l’inner game, la confiance en soi va sonner à la porte.

— Je veux dire, il faut le prendre en compte à chaque fois, au quotidien.

— C’est un truc qu’il faut travailler constamment. C’est comme un footballeur : ses performances sur le terrain en match officiel, il les prépare pendant l’entraînement. S’il ne fait pas d’entraînement, il ne fait pas de performance.

— J’ai vu cela dans un reportage. Les nageurs d’équipe de France, ils ont un préparateur mental au quotidien pour les accompagner.

C’est ce qui permet de les surpasser et d’atteindre des records. C’est toute cette préparation qui est quand même super importante, que les médias n’en parlent pas et que personne n’en parle.

— Bien sûr, ce sont les 90 % de l’iceberg qui sont immergés. C’est aussi un truc nommé. C’est dommage dans la communauté de la séduction puisqu’on donne des conseils uniquement pratiques. Vous êtes face à une fille : vous dites cela, vous faites cela, etc. Aussi parce que les gens recherchent, il faut finalement être pragmatique, ils se disent : « si je suis dans telle situation, comment je vais faire pour discuter avec la fille ? Etc. »

— C’est visible et palpable. Alors que tout ce qui est inner game, tout ce qui est invisible, impalpable, on a du mal à se le représenter. Du coup, on se dit que cela ne va servir à rien. C’est finalement cela qui fait tout.

— Il y a les limites et pas de technique. Tout est dans l’inner game. On me demande souvent : « comment faire pour avoir de la conversation avec une fille ». Ma réponse est limitée : « je n’en sais rien puisque cela me vient naturellement ». J’ai tellement l’habitude de discuter. Je suis à l’aise. Ce qui se pose cette question-là, ce sont des gens par définition qui n’ont pas l’habitude de discuter avec les filles. À cause de cela notamment, ils ont peur de ce qu’on appelle le stole. C’est-à-dire de rester planté là, bouche bée sans rien avoir à dire et de passer pour des bouffons.

C’est justement l’inverse pour moi. J’ai l’habitude de parler aux filles. C’est quelque chose de naturel pour moi. En plus, je ne me dis pas quand je commence une discussion une fille : « ah ! Je risque de passer pour un bouffon si je ne dis rien ».

— Tu ne dis pas aussi quel type de conversation tu vas aborder.

— Je sais que je vais avoir une conversation. Si je n’en ai pas avec elle, ce n’est pas grave. Il y en aura un petit peu de silence et je vais partir sur l’échange de numéros, si je peux lui poser une ou deux questions sans la harceler et sans faire interview non plus. Finalement, la conversation est du 50/50…

— Au début, c’est plus 70/30.

— Je veux dire que c’est un échange. Ce n’est pas quelque chose d’unilatéral. Ce n’est pas toi qui parles. Tu fais une série de mini monologues. Ce n’est pas cela. C’est que pour qu’il y ait de la conversation, il faut qu’il y ait un retour de la fille même si c’est comment tu t’appelles ? Je m’appelle Sarah (point). C’est un minimum. Si tu fais comment tu t’appelles et qu’il n’y a pas de réponse ou que tu commences à faire un commentaire et qu’il n’y a pas de réponse, tu ne peux pas avoir de conversation.

— Il n’y a pas de la séduction. La séduction est un jeu à deux.

— Ce n’est pas possible. La séduction est quelque chose de mutuel en réalité. C’est la fille qui se laisse séduire par l’homme.

— Très bien. Tu as peut-être d’autres choses à dire à la soirée drague minimaliste. Sinon, on peut s’arrêter là.

— Pas dans l’immédiat. On pourra en parler pendant des heures. Il y a plein d’exemple, d’anecdote que je pourrais donner. C’est vraiment un parcours qui m’a amené à voir la drague comme quelque chose de très simple. Plus j’avance, plus je m’en rends compte même encore aujourd’hui des fois, je ne suis même pas allé en rencard avec les filles. Des fois avec un bon phone game comme l’on-dit où on passe 20 à 30 minutes avec la fille au téléphone, que cela se passe bien, on peut créer suffisamment de rapport pour la ramener directement chez nous et pour créer l’isolation directement.

Je ne les fais pas tout le temps puisqu’il faut s’adapter aussi. Ce n’est pas parce qu’une fois de temps en temps, on arrive à escalader une fille en cinq minutes qu’il faut le faire avec toutes ou qu’on arrive à isoler une fille directe au premier rendez-vous qu’on peut le faire à chaque fois.

C’est une question simple en soi. Après, c’est une question d’intuition, de faire confiance à son intuition. C’est encore plus important aujourd’hui de faire confiance à son intuition parce qu’on est tellement submergé. Il y a une prolifération d’information sur la drague et même sur toute autre chose.

— Malheureusement, l’intuition ne vient pas d’elle-même, elle vient avec l’expérience. D’où pratiquer, créer sa propre expérience. Au fur et à mesure, vous verrez que cela devient quelque chose de plus naturel, de plus simple, sans prise de tête et à lâcher-prise plus facilement.

Si vous avez de toute façon des questions sur la drague minimaliste, de toute façon moi et Chris, on est là pour y répondre.

— J’ai mon blog : drague-academie.com

— Si vous avez des questions par rapport à ce podcast, mettez-nous vos questions en commentaires. On vous répondra assez rapidement. Sur ce, je vous dis à la prochaine. Merci Chris pour cette interview.

— Je t’en prie Richard. Salut les loulous !

— Salut les loulous !

— Ciao !

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Richard

Pick-Up Artist et coach séduction à la Pickup Alliance j'utilise la science comme outil de développement personnel pour aider les personnes à être plus heureuses dans leur vie personnelle et sentimentale.

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