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Drague de rue – l’école de la séduction

Par Richard

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Le flot continu et incessant des pas pressants de la foule me terrifie.

Le soleil à son zénith me pousse à sortir de la nuit. J’ai 17 ans et seul face à moi-même.

Ma première session drague, ou sarge pour les puristes, va débuter.

L’inconnu ne me connaît pas.

Pourtant, je sens par ses regards et sa présence que ce n’est pas le cas.

Sentirait-il que je prépare un coup ?

Que dans quelques instants je vais m’essayer à la drague de rue, au Street Pickup ?

La peur m’envahit de plus en plus. Satanée zone de confort qui inconfort.

A trois j’y vais, c’est Mystery qui me l’a dit.

Si je n’y vais pas, je n’irai jamais.

Ou peut-être ai-je mal compris cette règle des 3 secondes ? Peu importe.

Je saute le pas et m’en vais parler à ma première inconnue.

Je viens de rentrer officiellement en première année de l’école de la séduction.

5 conseils pour apprendre la drague de rue

Quand j’ai commencé à apprendre la séduction en 2007, j’étais littéralement incapable de draguer une fille dans la rue.

À vrai dire, j’étais à peine capable d’oser dire « bonjour Â» à une inconnue.

Aujourd’hui, je peux draguer n’importe quelle fille mignonne que je croise par hasard, à condition que le contexte se prête un minimum à une rencontre. 

En arriver là n’a pas été facile.

Ça m’a demandé du temps et de la volonté.

Mais j’ai retenu quelques bonnes leçons de mon apprentissage.

Des leçons qui, j’en suis sûr, vous serviront à apprendre à draguer dans la rue bien plus vite.

En voici quelques-unes :

1. Pratiquer, encore et encore.

La pratique, c’est la clé.

Vous NE pouvez PAS apprendre à draguer dans la rue sans pratiquer.

Vous devez aller régulièrement sur le terrain pour interagir avec des filles qui vous plaisent.

Il n’y a que comme cela que vous pouvez véritablement apprendre à draguer dans la rue.  

2. Vous allez (beaucoup) échouer au départ. Soyez-y préparé !

Tout est difficile avant de devenir facile.

Les premiers temps de votre apprentissage, vous allez être maladroit et faire des gaffes parce que vous vous sentirez mal à l’aise, et paniquer parce que vous ne saurez pas quoi dire.

Vous allez commettre toutes les erreurs possibles et imaginables.

Croyez-moi.

Mais c’est en faisant des erreurs qu’on apprend.

Soyez prêt à échouer lamentablement, puis à persister.

3. Savoir quoi dire pour initier la conversation

La phrase d’approche ne s’improvise pas au dernier moment.

Avant même de sortir de chez vous et vous retrouver dans une situation où vous pouvez aborder une fille, vous devez savoir quelle(s) phrase(s) d’approche vous pouvez utiliser.

Dans idéal, ayez 2 ou 3 openers indirects (avec leur routine d’introduction) en tête, plus un opener direct, que vous pouvez utiliser à tout moment, suivant la situation.

Plus vous saurez quoi dire pour initier la conversation, moins vous hésiterez à aborder et mieux ce sera.    

4. Votre enthousiasme doit guider la conversation

C’est important de savoir quoi dire, surtout quand il s’agit d’initier la conversation.

Mais durant la conversation que vous avez avec une inconnue, c’est surtout votre enthousiasme qui doit la guider.

Mieux vaut poser des questions basiques (même si c’est peu recommandé) avec une énergie positive, que de raconter des histoires DHV en se montrant froid et nerveux.

Le contenu de la conversation compte, mais pas autant que la vibe !  

À la louche, je dirais que votre capacité à mener à bien une conversation dépend à 80% de votre vibe, et à 20% (seulement) du contenu de la conversation.

Alors tâchez de dégager de l’enthousiasme et de la bonne humeur !

5. Ayez un (ou plusieurs) mentor(s) avec qui apprendre à draguer dans la rue

Apprendre d’un ou plusieurs experts en séduction via des blogs et des formations en ligne, c’est bien.

Mais rien ne remplace l’apprentissage par la pratique.

Trouvez quelqu’un, que ce soit un coach ou un dragueur expérimenté, puis observez-le en action et inspirez-vous de lui.

C’est le moyen le plus rapide et efficace d’apprendre.

Ceci étant dit, voici maintenant 4 leçons à retenir au sujet de la drague de rue.

4 leçons de la drague de rue

1. Avoir du style

C’est la première chose que voit une fille lorsqu’un mec la croise ou l’approche : son look !

Le look reflète la personnalité d’une personne et c’est pour cette raison qu’il vous faut construire une identité visuelle en lien avec celle-ci.

Ne négligez pas cet aspect fondamental de la séduction.

Votre tenue vestimentaire doit vous mettre en valeur, elle doit vous DHV.

Tenez-vous informé des dernières tendances en matière de mode, lisez des magazines masculins, inspirez-vous des défilés mais également des gens que vous croisez.

Utilisez le peacoking pour sortir du lot.

Tout ce qui aura vocation à donner envie aux gens de parler avec vous est bon à prendre.

2. Vaincre sa timidité

À l’école, il y a des matières que l’on affectionne plus que d’autres.

Dans la séduction, vaincre sa timidité et sortir de sa zone de confort n’est pas la plus réjouissante des matières.

Il faut savoir se faire souffrance et être très patient si l’on veut enfin pouvoir draguer dans la rue sans rester tétanisé à l’idée d’aller séduire une fille.

Bien sûr, il restera toujours un trac une fois passé sa timidité de l’approche mais l’effet ressenti sur votre jeu sera positif et non négatif, comme peut l’être la timidité.

L’adrénaline générée par le trac vous pousse vers l’avant tandis que la timidité vous retient en arrière.

Une bonne gestion du trac aura finalement comme effet de vous surpasser et de vous faire atteindre petit à petit les différents objectifs que vous vous serez fixés.

3. Gérer l’environnement

La drague de rue, le Street Pick-Up comme aiment l’appeler nos amis d’outre-Atlantique, voit sa plus grosse différence ressortir au niveau de l’environnement.

Draguer dans la rue est différent de la drague en bar ou de la drague en boîte de nuit à bien des égards.

Débuter dans la rue pour apprendre l’art de la séduction est bien plus dur qu’il n’y parait.

Cependant, une fois l’environnement maîtrise, il vous sera possible de draguer bien plus facilement dans n’importe quel type d’endroit.

À titre de comparaison, c’est comme si vous appreniez la conduite à Paris.

Une fois celle-ci maîtrisée, vous serez bien plus à l’aise dans les différents types de situations que vous rencontrerez dans le futur.

La drague de rue ne nous fournit pas le contexte le plus favorable à la séduction.

Les deux principales contraintes sont :

  • Temps limité
  • Filles sur la défensive

Ainsi, vous devez rapidement créer de l’attraction et répondre avec tact aux filles qui activeraient leur Bitch Shield.

Préparez-vous à vous faire expulser à maintes reprises.

C’est une étape nécessaire dans votre apprentissage.

Plus vous rencontrerez de filles et plus vous saurez faire face aux situations délicates grâce à l’expérience emmagasinée.

4. Gérer ses émotions

Les filles recherchent un homme sachant exprimer ses émotions.

Cependant, elles recherchent également un homme sachant garder le contrôle de ses émotions.

Alors comment faire pour montrer à une fille que l’on sait à la fois exprimer et gérer ses émotions ? Je vais vous livrer un secret.

Lors d’un premier contact, une fille va scanner en premier lieu votre capacité à gérer vos émotions.

Retenez ceci, une femme recherche d’abord un homme sachant gérer ses émotions avant de savoir s’il sait les exprimer.

Et c’est bien là où se trompent la plupart des hommes lorsqu’ils draguent une fille.

Ils commettent l’erreur de montrer leurs émotions lors du premier contact pour ensuite montrer à la fille qu’ils savent les gérer.

Messieurs, apprenez tout d’abord à gérer vos émotions avant de savoir les exprimer.

Le stress, l’anxiété, la nervosité, l’excitation, toutes ses émotions générées en vous ne doivent pas transparaître aux premiers instants d’une rencontre mais plus en aval de votre jeu.

Devenir un dragueur de rue, un maître de la drague de rue requiert donc des capacités assimilables en dehors du terrain (théorie) mais surtout sur le terrain (pratique).

N’attendez pas d’avoir appris toute la théorie possible et imaginable en matière de séduction avant de commencer à pratiquer.

Allez-y étape par étape.

Apprenez une technique, un comportement ou une attitude particulière, un état d’esprit puis mettez-les en pratique aussitôt.

Si vous voyez que cela marche pour vous et qu’ils correspondent à votre personnalité, gardez-les.

À l’inverse, oubliez toute méthode, technique ou outil de séduction qui viendrait à vous faire perdre votre congruence.

5 erreurs de drague rue à ne surtout pas commettre

Les livres et formations de Chrys :

― Salut les Players ! Il est 16 heures et nous sommes de retour avec Chrys du site drague académie.

― Salut !

― Tu nous avais échappé, Chrys.

Où étais-tu passé ?

― Je suis là.

― Il est toujours là.

― Toujours fidèle au poste.

― Il avait un peu de boulot donc, voilà.

Sur ce Chrys, nous allons parler d’un sujet qui te tient à cœur, car tu es le maître, le master dans ce domaine, la drague de rue.

Il a sorti son tableau, Chrys.

― Suis-je le maître de la drague de rue ?

Je ne sais pas.

Je la recommande depuis des années.

Je donne pas mal de conseils.

Après, je suis plutôt le maître de la drague minimaliste.

Après, l’un va dans l’autre.

― Drague minimaliste que vous retrouverez en description de cette vidéo en formation (petit instant pub de Chrys).

Du coup, on pensait parler des erreurs de la drague de rue.

On en a quelques-unes.

Erreur 1 : l’attitude « excusez-moi »

Première erreur qui me vient à l’esprit, c’est de paraître un peu, même un peu trop timide, trop bêta, trop méga dans son attitude, dans sa façon de parler.

― Je l’ai expliqué dans mon bouquin, c’est l’attitude « excusez-moi d’être là Â».

C’est-à-dire que le mec, il y va, mais il sait qu’il va au casse-pipe ou il a l’impression qu’il va au casse-pipe.

Du coup, il sous-communique avec son langage corporel, l’intonation de sa voix, tout le non-verbal, excusez-moi d’être venu, limite.

Il s’excuse limite d’être venu avec une petite voix fluette, etc.

Il tremble et il est prêt à repartir tout de suite.

Et ça, il n’y a rien de moins attirant.

Ça ne donne pas envie à la fille de te rencontrer.

― C’est sûr.

Même si une fille vient te voir en mode bonjour, excuse-moi, je m’appelle Nana, avec la posture un peu recroquevillée, ça ne donne pas trop envie de lui faire connaissance.

― Encore chez une femme…

― Ça peut encore passer.

― On peut trouver ça charmant chez une femme, mais chez un homme quand même, ce n’est pas ce qu’il faut faire.

Ce n’est tellement pas ce qu’il faut faire.

― Donc, messieurs, faites attention.

― Après la question qui peut être intéressante de se poser, c’est comment faire en sorte de ne pas se montrer comme ça, de ne pas arriver avec l’attitude excusez-moi d’être là et là, il faut pousser la confiance et notre habitude aussi d’aborder.

Parce qu’une grosse partie de la peur, elle s’efface avec l’habitude.

En fait, c’est la pratique, c’est ce qu’on appelle même généralement parce que ce n’est pas moi qui a inventé ça, la thérapie de l’exposition.

La thérapie de l’exposition, c’est-à-dire que plus tu refais quelque chose et moins tu en as peur.

C’est pareil pour le saut à l’élastique, en parachute, un petit peu tout.

La prise de parole en public, finalement, si tu fais cent prises de parole en public, ce sera plus facile après.

Ça fera moins flipper de prendre la parole en public que les dix premières fois, etc.

― D’ailleurs par rapport à ça, c’est vrai que le cerveau est vraiment débile.

C’est que moi j’avais peur du vide à une époque et en fait je me suis aperçu, c’est qu’en m’obligeant à regarder dans le vide, au bout d’un moment, ton cerveau est anesthésié, ta peur est anesthésiée.

Progressivement comme ça, je suis monté, tout d’abord, c’était à la tour Montparnasse, après la tour Eiffel.

Après, je suis allé en montgolfière.

Je me suis vraiment forcé à regarder dans le vide.

Au début, j’avais hyper peur, j’avais les mains moites, etc.

Et au bout d’un moment, ton cerveau n’a plus rien à foutre.

C’est pareil pour aller aborder des filles dans la rue.

― Moi, j’ai aussi un peu connu cette expérience-là avec l’avion.

Les premières fois où j’ai pris l’avion, je n’étais vraiment pas bien.

Puis au bout d’un moment, plus on prend l’avion et plus ça disparaît.

Je ne dirais pas que je suis totalement à l’aise aujourd’hui.

Peut-être si je prenais l’avion trois fois par mois, ce serait autre chose.

Je le prends maxi, trois fois dans l’année, même pas.

Mais au fur et à mesure, j’ai de moins en moins peur par rapport à ça.

L’approche en effet, c’est pareil, plus on en fait et plus on anesthésie sa peur.

Le fait d’anesthésier sa peur, ça permet aussi derrière de pouvoir aborder les filles en étant plus serein, en étant plus décontracté, en étant plus à l’aise.

Erreur 2 : parler trop vite

― Deuxième erreur que j’ai notée « parler trop vite et ne pas poser son discours Â».

― Ouais parce que ça démontre qu’on est anxieux, qu’on est nerveux et ça ne rassure pas.

La nervosité, ce n’est pas quelque chose qui rassure.

― C’est vrai que c’est bien de poser sa voix, de poser ses mots, de faire limite des blancs entre chaque phrase.

Ce n’est pas parce que tu fais un blanc que la fille va s’en aller.

Moi, je connais un pote qui est coach en séduction, pareil.

Lui, il est très posé dans son discours.

Dès qu’il va aborder une fille, il va sortir sa phrase, il va limite attendre cinq secondes, puis il va sortir sa deuxième phrase.

Et les filles, elles restent là, elles attendent, genre un peu comme perchée, attendre le truc qui va arriver derrière.

― Non, c’est bien d’être posé, d’être non réactif.

Je l’explique sur mon blog.

C’est quelque chose qui a tendance à être plus rassurant et même plus attirant, parce que tu montres une certaine aisance.

Tu ne cherches pas à casser la tension sexuelle en parlant tout le temps, en essayant de te rassurer toi-même.

Parce que le fait de parler beaucoup, d’essayer de faire beaucoup rire les filles, souvent, c’est aussi signe de nervosité.

On ne s’en rend pas compte parce qu’on se dit ah oui, il faut que je fasse rire, il faut que je fasse le moulin à paroles.

Souvent, dans la communauté de la séduction, on a tendance à nous inciter à le faire.

Mais ceux qui incitent les débutants à le faire en fait, ils le font parce qu’ils savent que les débutants derrière se sentent plus à l’aise quand ils le font.

Ce sont des conseils qui vont dans le sens « sens-toi plus à l’aise Â».

Alors que se sentir plus à l’aise, oui, c’est bien, mais ce n’est pas ce qui apporte des résultats, pas nécessairement.

C’est une sorte de béquille de parler beaucoup, de ne pas faire de pauses, de faire beaucoup d’humours, etc.

Ça permet de ne pas avoir ces blancs-là qui peuvent augmenter ta nervosité, te faire te sentir mal à l’aise, te demander est-ce que je lui plais, etc.

Le fait souvent quand on a un blanc de deux, trois secondes, souvent, c’est là où les pensées négatives reviennent quand on n’a pas confiance en soi.

Les débutants ont tendance à éviter ces blancs.

Ça, c’est surtout du coup, à éviter, éviter de trop parler et éviter de faire trop d’humour.

Et plus on avance dans le processus de sélection et pire c’est.

Dans le blanc, il faut être tranquille.

― C’est vrai que du coup, tu es un peu à l’aise sur la troisième erreur qui est de parler trop.

Puisqu’ici c’était plutôt parler trop vite.

Erreur 3 : parler trop

Mais effectivement, après, parler trop est aussi une autre erreur.

― Moi, je suis contre le fait de trop parler parce que ça ne réussit pas déjà dans l’idéal.

En théorie, ce n’est pas toujours le cas parce qu’il y a des filles qui sont un peu timides au départ ou ne savent pas quoi dire du coup, tu es obligé de prendre 80 % de la conversation à ton compte.

Mais plus la fille parle et mieux c’est parce qu’elle s’investit.

L’idéal, c’est même qu’elle parle plus que toi, 51 %.

À partir de 51 %, c’est encore mieux parce que plus elle parle et mieux c’est.

― Mais ça dépend de la phrase où tu en es.

― Pas forcément.

― Dans la Mystery Method par exemple et même quand tu regardes dans la vraie vie, in real life comme on dit, quand tu abordes une fille, c’est vrai qu’au début elle se demande tu es qui, t’approuver un peu qui tu es, à donner confiance à la fille.

― Ça dépend.

Il y a des filles qui sont très bavardes parce qu’elles sont à l’aise socialement et tu as des filles qui ne le sont pas, qui sont un peu sur la réserve.

― Moi, je dis qu’au début, c’est quand même à toi de beaucoup parler, limite de faire 80/20 puis, progressivement, ça arrive à 50/50.

― En fait, l’idéal, c’est de faire en sorte que la fille s’investit au maximum.

Si elle s’investit juste à 20 %, tu gères les 80 % de la conversation.

Tu fais le boulot parce que tu n’as pas le choix de toute façon.

Et si elle est prête à s’investir à 60 à 70 %, tu la laisses parler, tout simplement.

― Je suis d’accord.

― Tu la laisses s’investir.

Ça ne sert à rien de vouloir parler et de vouloir faire 80 % de la conversation, déjà ça te fait du travail supplémentaire et en plus la fille s’investit moins.

En plus, plus elle parle et plus ça la met à l’aise.

Si tu veux faire du confort, laisse une fille parler.

C’est tout.

Elle va se sentir plus à l’aise avec toi parce qu’elle te parle plus.

Elle peut te raconter un peu sa vie, sa journée, ses problèmes.

Alors peut-être pas trop, en tout cas, il ne faut pas faire sa psy.

Mais plus elle parle et plus finalement elle se sent à l’aise avec toi.

Donc, c’est une erreur de vouloir trop parler, de vouloir soi-même s’investir, soi-disant qu’on a des trucs intéressants à dire ou qu’on a de l’humour, etc.

Le mieux c’est de laisser la fille, c’est même mieux de laisser la fille faire de l’humour que toi sortir de l’humour.

Plus elle se sent drôle avec toi et plus elle se sent valorisée, finalement.

Erreur 4 : poser que des questions

― Du coup, quatrième erreur « poser trop de questions Â» ou « même poser que des questions Â».

― Alors, c’est différent de poser des questions.

Poser des questions à une femme c’est important.

C’est super de poser des questions.

Encore faut-il poser les bonnes questions, mais pas les questions ridicules, du genre tu habites où ?

Tu fais quoi là ?

― Des questions qui permettent de faire avancer le processus de séduction et qui permettent de mettre du confort.

― Ouais qui sont en phase avec la frame où tu rencontres la personne et tout ça.

Par exemple, lui demander ce qu’elle fait dans la vie est une question légitime, quand tu rencontres une personne.

Le mieux est de déjà poser une première question puis essayer de t’engouffrer dans un sujet et de poser d’autres questions éventuellement, et puis de varier un peu entre les questions.

Le call reading aussi est une manière de poser des questions sans lui poser.

Quand tu dis par exemple à une fille Â« tu as l’air d’avoir un côté un peu méditerranéen Â», elle peut dire « ah ouais, j’ai des origines portugaises de ma grand-mère Â».

Après, tu peux parler de ça.

Tu es parti au Portugal.

J’adore Lisbonne.

J’y suis allé au moins trois fois et à chaque fois, j’ai passé de bons moments là-bas.

― Est-ce que tu as une autre erreur en tête ou on s’arrête là ?

― Une autre erreur en tête, j’en vois plein.

― Est-ce qu’au niveau du numéro de téléphone, la prise de numéro ?

Est-ce que tu as une erreur ?

Erreur 5 : trop attendre pour demander le numéro

― J’allais dire l’erreur, la première erreur, c’est de ne pas demander.

Je pense que si tu as fait cinq minutes de conversation avec une fille, tu dois lui demander.

Sauf que si elle t’a fait comprendre avant que c’était clair qu’elle ne te donnerait pas.

Mais en général, il y en a beaucoup qui hésitent à demander et qui finalement ne le demandent pas parce qu’ils n’ont pas trouvé la bonne fenêtre d’opportunité.

Or la fenêtre d’opportunité, tu n’es pas obligé d’avoir un truc où la fille te lance une perche pour lui demander son numéro.

― Et c’est vrai que c’était un conseil que tu m’avais donné, c’était vraiment de demander le numéro de téléphone quand on est vraiment au maximum de la vibe.

― Et ne pas attendre que ça fane.

― C’est ça.

― C’est vrai qu’il y a des gars qui attendent des fois cinq minutes de plus, dix minutes de plus pour avoir la bonne opportunité pour demander le numéro, limite la fille leur tend une perche pour pouvoir leur dire : écoute, on a qu’à changer nos numéros.

Alors que des fois c’est mieux, souvent même, pour ne pas dire toujours, de demander au bon moment, quitte à la forcer, mais ramener le truc toi-même, ne pas attendre que la fille tend une perche ou quoi que ce soit, juste amener le truc toi-même en disant : je dois y aller.

― Il vaut mieux deux bonnes minutes que cinq bonnes minutes.

― Ouais, il vaut mieux deux bonnes minutes intenses et repartir au meilleur moment possible où la fille te quitte bien, plutôt que de rester 30 minutes avec et finalement la fille, elle s’est fait chier les cinq dernières minutes et finalement au départ, tu étais le mec un peu excitant qu’elle venait de rencontrer.

Qui dit mec excitant qu’elle vient de rencontrer, quand tu pars après pour lui envoyer un message, elle ne sera plus participative qu’après 30 minutes où tu n’es plus du tout le mec excitant du départ.

Tu es le mec avec qui elle a discuté 30 minutes, mais de choses diverses et variées et finalement pas de choses forcément hyper intéressantes non plus.

Du coup, elle hésite à te répondre après.

― Même dans l’état d’esprit de se dire « OK, je dois tout donner, mais juste pendant deux minutes Â» tout de suite, ça change un peu le game que de se dire « ouais, en fait, je vais devoir lui parler cinq à dix minutes, je suis déjà fatiguée de faire ça Â».

― Ça met moins de pression.

― Ça met moins de pression de se dire je n’ai que deux minutes.

Mais moi pendant deux minutes, j’essaie de donner le maximum.

― Ouais, voilà d’être présentable, d’avoir un bon langage corporel, une bonne voix, etc.

― Yes, très bien.

Ce n’est pas mal déjà comme une erreur.

― On pourrait donner d’autres conseilles encore, mais on va peut-être s’arrêter là.

― Cinq erreurs, c’est déjà pas mal.

Si vous en avez d’autres, mes players.

―J’en ai plein d’autres, mais pour des raisons de format, on ne peut pas rester une heure.

Donc, on va s’arrêter là.

― Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les mettre en commentaire.

Puis sur ce, on se dit à la prochaine dans un nouveau podcast.

Évidemment, vous retrouverez tous les liens de Chrys, son site et ses formations en description.

― Les articles aussi.

J’ai créé un bon nombre d’articles sur le sujet.

― Y qualitade.

― Ils sont totalement gratuits, donc autant en profiter.

― Yes.

Écoutez, sur ce mes players, on vous dit à la prochaine dans un nouveau podcast.

Ciao !

D’autres conseils en drague de rue

Retranscription :

― Salut les players ! On se retrouve dans un nouveau podcast en compagnie de Chrys, du site drague académie.

― Tu fais une blague là ?

― Non, je ne fais pas une blague.

― Tu prends une voix suave.

― C’est le podcast du goûter.

Nous au podcast, on va parler aujourd’hui de la drague de rue.

La drague de rue, ses bases à connaître.

― Oui, comment bien débuté en drague de rue.

― Comment bien débuter en drague de rue ? Que vous ayez déjà un petit peu abordé ou que vous soyez totalement novice, on va essayer de vous donner quelques conseils tirés de notre expérience pour vous faire progresser.

Juste avant de commencer du coup, je vous rappelle que je vous mets les liens vers le site de Chrys en description de ce podcast.

Et voilà, sur ce, on peut commencer.

― Merci bien Richard.

― Donc si tu veux commencer.

― Commencer à introduire le sujet.

― Oui.

Se focaliser sur sa peur de l’approche

― Alors, donc quand on démarre à la drague de rue, alors la première chose à savoir, c’est plutôt la première chose à dire, c’est que la plupart des dragueurs, des apprentis dragueurs, on peut les appeler comme ça, vont se focaliser sur les techniques du game : l’approche, les diverses techniques d’attraction comme le cocky and funny, etc.

Ce n’est pas que c’est une mauvaise chose en soi d’apprendre des diverses techniques d’approche, etc.

Le souci c’est que ça fait too much d’un coup sans pratiquer et que ça a tendance à mettre beaucoup de pression sur les épaules des mecs.

Quelque chose à dire ?

― Je dirais même plus qu’en fait, c’est comme si on avait été biberonné à la Mystery Method.

Puisqu’à l’époque, je me rappelle, quand j’ai débuté, je me suis mis à lire la Mystery Method et j’ai voulu vraiment utiliser que des techniques de séduction, que ça, que ça, que ça.

À limite à prendre des routines, j’avais perdu ma personnalité, je ne savais plus qui j’étais à la fin et je déballais ça, tac, tac et tac.

Je suivais un schéma alors que ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire.

― Oui, je suis d’accord.

Après le problème, ce n’est pas tout à fait ça puisque toi, à la rigueur, tu pratiquais.

Il y en a d’ailleurs qui doivent avoir le même problème que toi.

Mais le premier problème que je remarque, c’est que les mecs justement se mettent tellement de pression avec ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire.

Et plus ils en lisent et plus ça rajoute de la pression que finalement ils ont du mal à passer à l’action.

Et lorsqu’ils passent à l’action, en fait ils sont tendus, ils sont hyper tendus même, et ils n’arrivent pas à gérer émotionnellement l’interaction.

― En fait, c’est comme s’ils avaient besoin d’une béquille.

Les techniques, c’est un peu la béquille.

― Exactement.

En fait, ils ont besoin d’être rassurés avant de pratiquer.

Mais en fait, ça fait l’effet inverse.

C’est-à-dire qu’au lieu de les rassurer, ça leur rajoute de la pression et du coup, ils sont encore moins à l’aise quand ils pratiquent.

Le premier conseil à donner, ce serait de laisser un peu de côté tout ce qui est technique d’approche, d’attraction, etc.

Fais un peu le vide et se concentrer d’abord sur l’essentiel, c’est-à-dire sa peur de l’approche.

Parce que la peur de l’approche, en fait, elle ne va pas disparaître avec les techniques qu’on va apprendre, elle va disparaître par la pratique.

Et si on s’embrouille l’esprit avec un tas de technique, déjà ça nous fait procrastiner parce que plus on se dit ah oui, je dois apprendre ceci, je dois apprendre ça et plus on délègue la pratique donc, moins on a envie de passer à l’action parce qu’on a toujours la technique en plus à apprendre, la routine à retenir pour aborder une fille en groupe, etc.

Du coup, ça délègue la pratique.

Finalement, l’essentiel c’est de pratiquer.

On ne peut pas anesthésier sa peur sans pratiquer.

Et c’est uniquement quand on a pratiqué qu’on se sent à l’aise pour aborder les filles et que après, derrière, les techniques peuvent être utiles parce qu’elles ne peuvent pas être utiles si on ne se sent pas déjà à l’aise.

― Moi, ça me fait penser un peu aux gens du théâtre.

Même après plusieurs années de show, de spectacle, ils avaient toujours cette peur avant d’entrer sur scène et je me dis finalement même moi, je ne sais pas ce que tu en penses, personnellement, quand j’aborde une fille, j’ai toujours aussi cette petite appréhension.

Elle est toujours là et je pense que ce n’est pas mauvais en soi de toujours l’avoir.

― Oui, alors là tu parles de quelque chose de différent.

En fait, je distinguerais la peur de l’approche vraiment paralysante.

― À l’anxiété peut-être, ou à l’excitation ?

― Je dirai qu’il y a plusieurs niveaux.

En fait, il y a la peur qui est vraiment paralysante chez le débutant, c’est-à-dire qu’il est tellement anxieux que quand il va parler, il va bafouiller.

Il va avoir beaucoup de mal à s’exprimer, même à trouver ses idées, parce que l’anxiété l’empêche d’avoir des idées claires.

Et il y a la petite gêne, le petit trac qui n’est pas paralysant du tout.

Tu peux t’exprimer correctement avec un petit trac.

La fille ne le ressent même pas.

Il n’y a que soi-même, on est le seul à ressentir qu’on a un petit trac.

En plus, ce petit trac, il disparaît dans la deuxième, troisième minute de l’interaction.

Ce qui fait qu’en fait, dès qu’on est rentré dedans, après il disparaît et on déroule de manière très ordinaire, sans être paralysée par la peur.

Il y a ces deux distinctions-là et après je suis d’accord avec toi.

J’ai vu pas mal de dragueurs abordés, mais vraiment sans aucune peur.

En fait, ça les fait bâcler l’approche quelque part.

Ils n’ont tellement rien à foutre d’avoir une mauvaise réaction, qu’ils ne s’appliquent même plus à faire bonne impression.

Ils s’en foutent, ils disent des conneries aux nanas et ça devient du nawak.

En fait, le fait d’avoir un petit trac, je ne dirais pas du perfectionnisme, mais c’est une envie de bien faire.

Ça nous donne une envie de bien faire et du coup, ça nous permet de mieux performer nos approches.

Dans ce cas-là, c’est positif.

Mais ça devient positif uniquement quand ce n’est pas paralysant et handicapant par la même occasion à l’approche.

― Donc toi, au final, tu conseillerais plutôt d’être un petit peu « gauche Â» à l’approche de ne pas être vraiment, puisqu’on en parlait d’ailleurs tout à l’heure, juste avant le podcast, pas hyper confiant, de ne pas surjouer.

― Pas forcément.

Non, oui.

C’est différent.

― Mais limite d’être un peu soi-même, montrer un petit peu son anxiété aussi, ne pas être vraiment, totalement, 100 % sûr de soi.

Si la fille va le ressentir, elle pourra croire qu’on est un player, qu’on ne fait que ça.

― Oui, on a le droit d’assumer son anxiété face à une fille qu’on ne connaît pas.

Après tout, aborder dans la rue ou même ailleurs, c’est quand même quelque chose d’anxiogène.

Les filles le savent, les filles savent que c’est courageux.

Et justement, vouloir se montrer trop confiant, déjà, ça peut faire surjouer parce que souvent on bricole une confiance qu’on n’a pas et les filles le ressentent parce qu’elles sont intuitives là-dessus.

Même si on a la confiance, en fait, le fait de trop vouloir l’afficher, ça fait un peu dragueur professionnel, le mec qui aborde 20 filles, 30 filles par jour et du coup, il est tellement à l’aise qu’elle se dit : je suis la énième sur la liste.

C’est qu’on gagne en attirance en faisant ça, parce que malgré tout, être confiant, c’est globalement attirant donc, on peut se dire qu’on gagne un peu d’attirance et c’est vrai.

Mais la confiance qu’on gagne en affichant beaucoup de confiance, en fait, on la perd en crédibilité.

Et à un moment, la fille, elle va se dire : oui, d’accord, ce mec, il est vachement attirant, mais en même temps c’est potentiellement un gros dragueur.

Est-ce que j’ai envie de le revoir ?

― Il ne faut pas confondre confiance et arrogance.

― Évidemment.

― Parce que du coup, ça va aussi de pair qu’on est trop confiant, il y a un peu de l’arrogance aussi qui arrive.

― En fait l’arrogance, elle ressort justement quand on bricole cette confiance.

Tu sais quand on ne l’a pas réellement et qu’on veut la démontrer.

Souvent, le mec qui cherche à se donner une virilité, une confiance, un genre, quelque part en fait, il va souvent apparaître comme antipathique et arrogant.

Le fake it till you make it

― Tu sais que moi, du coup, j’ai commencé le game parce que je manquais de confiance en moi.

Donc, j’ai eu beaucoup de difficultés au tout début à aller aborder les filles.

En fait, j’avais appris lors d’un reportage, je regarde beaucoup de reportages à la télé, j’étais tombé sur un reportage où les mecs, ils avaient peur de sauter à l’élastique et ils montraient du coup, avec une technique qui s’appelle le fake it till you make it que de faire l’homme alpha, crier, voire faire l’homme viril, ça leur permettait de sauter plus facilement.

Du coup, je me suis dit : OK, je vais le faire.

Je me mets dans un état d’esprit que je suis un homme totalement confiant et c’est ce que j’appelle la conscience fantôme, c’est-à-dire que ce n’est pas ta vraie confiance, c’est une confiance que tu te construis intérieurement.

Au final, ça m’a servi parce que j’arrivais plus facilement à aller aborder les filles.

Mais au fil des années, en fait, je me suis complètement perdu.

Du coup, maintenant, je le conseille oui, mais pas trop non plus, parce que je pense que le naturel aussi, c’est quand même pas mal de le garder et pas de se construire une fausse confiance qu’on n’a pas finalement.

De toute façon, après les filles le remarquent assez rapidement que tout ça c’est du surjoué et du fake.

― Le fake it till you make it, justement, ça a ses limites.

Parce que moi je pense que c’est bien quand on est seul avec son imagination.

Quand tu te balades dans la rue, tu sais t’imaginer que tu es hyper confiant, etc.

C’est une bonne chose.

Ça pousse un peu la confiance en son potentiel de séduction avant d’aborder.

Mais par contre, en fait, quand on est en face de la fille, il faut être authentique.

Il faut éviter de surjouer parce qu’en fait, on peut faire l’acteur avec soi-même, mais on ne peut pas tromper les autres.

Du coup, moi, c’est ce que je déconseille.

Ce que je conseille, si tu as envie de faire du fake it till you make it, c’est-à-dire de t’imaginer que tu es confiant, soit fais-le.

Fais-le dans ta vie de tous les jours quand tu es tout seul chez toi, quand tu te balades dans la rue, etc.

C’est très bien parce que tu sais qu’il y a des connexions qui se font entre les émotions et le cerveau.

Du coup, c’est très bien de se ressentir être confiant et ça t’aide à devenir confiant.

Mais par contre, quand tu es en face d’une personne, quelque part, tu deviens un mauvais acteur et en plus tu forces aussi le truc pour convaincre les autres.

Tu n’es plus là à vouloir t’aider par ton imagination, à te sentir plus confiante.

Tu es là à vouloir convaincre les autres et tu es dans une perspective encore qui est différente.

― Ouais, je suis d’accord avec toi.

― Pour revenir à ce que je disais, c’est très important de mettre un petit peu de côté le game, toutes les techniques et théories, etc., et se concentrer davantage sur je vais faire disparaître ma peur au moins une grande partie pour qu’elle ne soit plus paralysante.

Et après, éventuellement, si j’en ressens le besoin, j’apprends des techniques, quelques techniques au fur et à mesure.

Différents type de peur à l’approche

― Après, il y a plusieurs peurs en plus qui viennent quand on veut approcher une fille.

― C’est un package.

― C’est un package.

Il y a plusieurs peurs.

― Je l’explique dans mon bouquin.

― Tu as la peur de te faire rejeter.

Tu as la peur de ne pas savoir quoi dire.

Tu vois déjà, ce sont deux peurs différentes.

― La peur du regard des autres.

― La peur du regard des autres, exactement.

Moi, j’appelle ça la peur de perdre de la valeur intérieure, du coup de perdre de la confiance.

Parce que si la fille te rejette, tu vas perdre de la confiance.

Si tu ne sais pas quoi dire, tu vas te dire : « je suis une merde en fait, je suis naze Â», donc tu vas perdre de la confiance.

C’est toujours un peu relier à cette notion de valeur intérieure.

― Oui, de ne pas se dévaloriser aux yeux des filles ou des gens en général.

― Ça, c’est notre instinct de survie, finalement.

― C’est exactement ce que j’allais dire.

C’est un peu l’instinct de la survie en société, le fait…

― De garder une certaine valeur.

― …de toujours être intégré dans un groupe, de rester intégré dans un groupe, de ne pas être exclu.

Ça, ce sont des trucs qui ont été théorisés d’ailleurs par Mystery notamment, qui expliquait ça.

Pour moi, ça fait partie de la peur du rejet en général, mais pas forcément de la peur du rejet des femmes, en l’occurrence uniquement des femmes.

D’ailleurs très vite, ce que je remarque, c’est que la peur du rejet des femmes en tout cas, la peur du non de la fille à l’approche, qu’elle te dise non, ce n’est pas ce qui fait le plus peur au final à l’approche.

Ce qui fait le plus peur finalement, c’est de se recevoir un rejet hyper violent par une fille qui a mal compris notre attention, qui nous prend pour un harceleur de rue et que les gens autour le remarquent et qu’ils nous prennent aussi pour un harceleur de rue.

Et ça fait beaucoup plus mal…

― C’est la pression de la société.

― …qu’un simple non avec le sourire d’une fille.

Par contre, le non vraiment violent devant quinze personnes autour qui vont me regarder là, c’est beaucoup plus difficile à encaisser.

― Le truc est qu’il ne faut vraiment pas le prendre personnellement s’il y a un rejet.

C’est ça le truc.

En plus, la fille vous ne la connaissez pas.

Pourquoi vous donnez de la valeur comme ça à une personne que vous ne connaissez pas ? En fait, vous lui donnez de la valeur juste sur son physique.

― Après moi, je pense que se dire il ne faut pas accorder de la valeur, pour un débutant, il va le rationaliser en se disant : « ouais tu as raison Â».

Mais finalement, comme c’est dans les triples la peur du rejet, il va quand même ressentir le rejet.

Il a beau le rationaliser, il va quand même ressentir le rejet.

Donc en fait, c’est en tout cas mon humble avis, la seule manière d’anesthésier la peur du rejet, c’est d’aborder encore et encore, faire vingt, trente, quarante approches.

Il y en a qui développent une résilience plus rapidement que d’autres.

Il y en a qui vont faire dix approches.

Puis, au bout des dix approches, en fait, ils ne vont plus rien n’en avoir à foutre.

On va rester un minimum poli.

Puis, il y en a d’autres qui vont avoir besoin de cinquante, cent, deux cents approches.

C’est beaucoup plus long et ça prend du temps.

Mais bon, ça fait partie du rodage de la séduction.

Mais au final, en fait, on arrive toujours à, à peu près, anesthésier la peur de l’approche, en tout cas, de cette peur-là du non.

Après pour le reste, le regard des autres, on la garde toujours en nous.

Moi-même, je suis encore un peu effrayé de me prendre un gros rejet devant tout le monde, devoir partir faire 200 mètres la tête baissée.

Ça donne la sensation d’être ridicule, ça rejoint un petit peu ce que tu dis et ce n’est pas du tout agréable.

Et moi, tant que je peux l’éviter, je n’irai pas jusqu’à dire : oui, je n’en ai rien à foutre que les gens me regardent.

Si je peux l’éviter, je l’évite.

Après, parfois, je prends le risque de me retrouver dans ce genre de situation.

Et si je m’y retrouve, tant pis quoi.

En effet, je baisse la tête, je pars et puis j’essaye de passer à autre chose très vite.

Mais j’essaie d’éviter au maximum.

Ne pas rester sur l’échec

― En fait, par rapport au fait de passer à autre chose très vite, ce que je conseille, c’est d’aller aborder vraiment un maximum de filles le plus vite possible.

Donc, même si tu te fais rejeter, tout de suite, tu vas aborder une autre fille.

Il ne faut vraiment pas rester sur l’échec et il faut vraiment enchaîner.

Il n’y a que comme ça qu’au final on arrive un petit peu à éliminer cette peur de l’approche.

― Ça t’empêche un peu de ruminer ton échec passé.

Cela dit, je dirais y aller avec une certaine prudence.

Parce que si tu fonces sur tout ce qui bouge, tu vas attirer le rejet parce que tu y vas un petit peu trop à l’arrache.

Je conseillerais d’aller dans une rue un peu plus épurée ou à une heure relativement calme parce que plus les rues sont bondées et plus ça éveille l’habitude.

― Est-ce que tu conseillerais peut-être de commencer par des filles un peu moins anxiogènes, par exemple les parcs où là, les filles vraiment sont posées, elles ont plus le temps de parler ?

― Carrément les parcs ou les rues qui ne sont pas trop bondées.

Ça peut être en plein centre-ville, mais pas un samedi après-midi 15 heures où il y a énormément de monde.

Ça peut être le matin, même un dimanche matin par exemple, sortir, se balader et faire trois ou quatre approches, et puis le lendemain, recommencer.

Moi, je suis plus dans cette réflexion-là.

Je pense qu’en fait, ce n’est pas forcément faire cinquante approches d’un coup qui vont anesthésier ta peur du rejet.

Alors certes, ça va l’anesthésier.

C’est-à-dire au bout de dix approches, tu vas avoir moins peur, etc.

Mais si tu passes une semaine ou deux sans aborder, la peur va revenir comme une mauvaise herbe.

Alors que si tu abordes trois, quatre fois par jour, mais sur une durée assez longue d’un mois par exemple, au final la peur, tu l’auras dompté quelque part.

Et même si elle peut revenir, si tu arrêtes d’aborder pendant une semaine ou deux, elle ne sera jamais aussi puissante qu’elle ne l’était à la base.

Conseils basiques pour bien draguer une fille dans la rue

― Après, évidemment, il y a aussi les conseils de base.

Quand on va aborder une fille, déjà, il faut être bien habillé, évidemment.

On ne va pas lui mettre le dos.

On ne fait pas aussi les petits sifflements.

― Ou tu es charmante mademoiselle.

― Tu es charmante ou eh, mademoiselle.

― Ça te dirait une glace à la menthe.

Des trucs un peu vulgaires.

En fait, ce qu’il faut, c’est être présentable aussi bien au niveau de l’apparence donc être bien habillée, pas avec des chaussures.

― Pas en jogging, machin.

― Survêt, casquette, la grosse chaîne en argent qui ressort et tout ça.

Donc, être présentable et aussi être présentable dans le sens où on arrive à s’exprimer correctement, à être poli, très poli.

On peut être confiant et poli en même temps.

Il n’y a pas de souci.

Pendant longtemps, dans la communauté de la séduction, il y a eu ce débat, est-ce qu’il faut dire excusez-moi ou pas.

Est-ce que c’est de la soumission de dire excusez-moi ? Tout ça, c’est de la masturbation mentale de se dire : non, surtout pas dire, excusez-moi parce que ça fait le mec qui se rabaisse.

Désolé, pour moi, c’est un simple acte de politesse, même à la rigueur le vouvoiement.

Il m’arrive de vouvoyer, pas toujours, mais je trouve que ça donne un côté un peu raffiné à la conversation.

Quand c’est une femme d’un certain âge, 27 ans ou plus, c’est préférable de vouvoyer plutôt de tutoyer.

― Par rapport à ça, je me suis fait quand même rejeter deux fois parce que les filles, je ne les avais pas vouvoyés.

― Elles avaient quel âge ?

― Je pense qu’elles avaient mon âge.

À l’époque, elles avaient mon âge.

― Mais tu avais quel âge ?

― J’avais 25 ans, comme ça.

― Voilà.

― Mais il y en a qui n’aiment pas qu’on les tutoie.

Alors moi, personnellement, je suis très tutoiement donc, en général, je les nexte très rapidement.

C’est-à-dire que moi, si elle ne rentre pas dans mon cadre et qu’elle ne veut pas que je la tutoie, je vais voir une autre.

― Moi, j’aime bien vouvoyer, comme je le disais à l’instant, ça donne un côté raffiné à la conversation.

Ça me donne aussi un côté poli.

C’est vachement important parce que ça rassure dans les premières minutes.

Après, tu peux éventuellement assumer un peu plus la familiarité.

Pour terminer là-dessus, je dirais que ce n’est pas parce que tu vouvoies que tu ne peux pas assumer la familiarité.

Tu peux être familier dans le ton tout en restant poli.

C’est ce que je fais avec mes clients, mes clients en coaching, etc.

Je passe très vitre du vouvoiement au tutoiement, mais au début je vouvoie tout en étant assez familier, assez proche dans le ton, dans ma vibe.

Donc, ce sont deux choses différentes.

Si on a peur d’avoir l’air trop poli, trop nice guy en vouvoyant, on peut toujours se dire que je peux assumer la familiarité, faire comme si je tutoyais, mais juste je vouvoie.

C’est aussi simple que ça.

― OK.

Très bien, merci Chrys.

On va terminer sur ça.

Ça fait déjà quand même plus de 20 minutes qu’on est en train de parler de l’approche.

― Ce n’est pas mal.

― Ce n’est pas mal.

― Podcast improvisé.

― Podcast improvisé, toujours.

Du coup, mes chers players, si vous voulez en savoir plus sur comment aborder une fille, on vous mettra les liens vers des articles utiles ou vers nos formations respectives.

― J’ai écrit un bouquin juste pour faire un petit peu de promos.

J’ai écrit un bouquin qui s’appelle L’Art (presque) simple de la drague, qui va beaucoup plus loin que ça.

Mais dans ce que j’ai expliqué là, il y a une petite partie qui est dans le bouquin.

Le bouquin va beaucoup plus en détail là-dessus sur comment avoir un game, un jeu de séduction assez simple, mais qui permet d’avoir des résultats particuliers en drague en journée.

C’était la séquence promo.

― C’est très bien.

Du coup, je les mettrai en description également.

― Super.

― Écoutez mes players, on se dit à la prochaine dans un nouveau podcast.

Ciao !

― Ciao !

À propos de Richard Louët

Coach en séduction depuis 2013, j'aide les hommes à améliorer leur relation avec les femmes.

Richard

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